

Ambassade à Tamerlan
Édition française modernisée et illustrée de Embajada a Tamorlán de Ruy González de Clavijo (1403-1406).
Un ambassadeur espagnol seul à la cour de Tamerlan, maître redouté de l'Asie.
Lire la suite ↓- environ 580 pages
- Broché
- Français
- XVe siècle
Pays traversés : Turquie · Iran · Ouzbékistan · Chine · Italie · Grèce · Afghanistan
Présentation
En mai 1403, une caraque génoise quitte le Puerto de Santa María avec à son bord trois hommes du roi Henri III de Castille : le camérier Ruy González de Clavijo, le dominicain Alonso Páez de Santa María et le garde Gómez de Salazar. Leur mission : porter les présents du roi à Tamerlan, le conquérant qui vient d'écraser le sultan Bajazet.
Le Stromboli fume dans la nuit, une tempête déchire les voiles, les chevaliers de Rhodes ouvrent leur port. À Constantinople, deux empereurs se disputent une ville qui garde les reliques de la Passion. La mer Noire les rejette, et c'est seulement au printemps 1404 qu'ils débarquent à Trébizonde.
Commence alors la traversée de l'Asie à cheval : les péages des seigneurs de montagne, l'Euphrate, la montagne de l'arche de Noé, une girafe envoyée par le sultan du Caire, les bazars de Tabriz, un fils de Tamerlan gagné par la démence, les tours de têtes de Damgan, le désert brûlant, l'Oxus et les Portes de Fer. Tous ne verront pas le bout du chemin.
Le 8 septembre 1404, à Samarcande, un vieil homme aux paupières tombantes les reçoit et fait asseoir l'ambassadeur de Chine au-dessous d'eux. Suivent des semaines de fêtes inouïes : pavillons de soie, éléphants, vin à flots, justice expéditive, arbre d'or de la grande dame.
Mais le maître de l'Asie est vieux, et son empire retient son souffle. Que deviennent des ambassadeurs lorsque le monde qui les accueillait commence à vaciller ?
Caractéristiques
- Éditeur
- Itinerarium Éditions
- Collection
- Asie Profonde
- L'auteur du texte
- Ruy González de Clavijo
- Époque du voyage
- 1403-1406
- Édition modernisée par
- Thierry Ruolz
- Langue
- Français
- Format
- Broché, 15,2 × 22,9 cm
- Pages
- environ 580
L'auteur du texte
Sources
La relation de l'ambassade de Ruy González de Clavijo auprès de Tamerlan a été imprimée pour la première fois à Séville en 1582, puis réimprimée à Madrid en 1782 chez Antonio de Sancha. Ces deux éditions ont été comparées. Celle de 1582, numérisée par Google dans l'exemplaire de la Biblioteca de Catalunya, garde la graphie et les abréviations du XVIe siècle, dont la lecture automatique est moins sûre ; celle de 1782 en reprend le texte. Deux manuscrits du XVe siècle sont conservés, à Madrid et à Londres, mais aucune reproduction n'en a été trouvée en ligne. Le texte retenu pour notre travail est donc la seconde impression de 1782, dans l'exemplaire de la Biblioteca de la Universidad de Sevilla numérisé sur Internet Archive.
Le scan a été converti en texte, puis relu et nettoyé. L'appareil des éditeurs a été écarté : le discours de son premier éditeur, Gonzalo Argote de Molina, et ses pièces annexes (lettre, généalogies, vies de Tamerlan, poème), le titre de l'imprimeur, les titres courants et un extrait des commentaires de García de Silva y Figueroa, écrit en 1618 et étranger au récit. Le récit se lit d'un seul tenant, sans chapitres ; un unique intertitre, consacré à la ville de Calmarin, en interrompt le cours. Le texte ainsi établi compte environ 80 000 mots.
Notre travail de transformation. Ce livre n'est ni une traduction littérale ni un fac-similé : c'est une réécriture en langue d'aujourd'hui, menée en trois temps. La modernisation transpose le texte en français contemporain ; chaque lieu et chaque personne reçoit une forme moderne unique, et les termes d'époque (monnaies, mesures, titres) sont conservés, avec une glose légère au besoin. La clarification dénoue les longues phrases d'époque, une idée par phrase, sans rien ajouter ni retirer. La mise en récit découpe le texte en chapitres titrés et lui rend sa fluidité ; les passages répétitifs sont condensés, mais aucun fait daté, chiffré ou nommé n'est supprimé. Chaque étape est suivie d'une relecture de fidélité au texte d'origine.
| Statut | Édition | Exemplaire | Langue | Remarque | Lien |
|---|---|---|---|---|---|
| Retenue | Historia del gran Tamorlan e itinerario y enarracion del viage…, segunda impresion, Madrid, Antonio de Sancha, 1782, 1 vol. | Biblioteca de la Universidad de Sevilla, numérisé sur Internet Archive | espagnol | Seconde impression du texte de 1582, augmentée d'une vie de Tamerlan d'après García de Silva y Figueroa ; reproduction complète et bien lisible. | Consulter |
| Écartée | Édition originale, Séville, Andrea Pescioni, 1582 | Biblioteca de Catalunya, numérisé par Google Books | espagnol | Première édition, publiée par Argote de Molina ; sa graphie et ses abréviations du XVIe siècle rendent la lecture du scan moins sûre. | Consulter |
| Non numérisée | Manuscrit du XVe siècle | Biblioteca Nacional de España, Madrid | espagnol | Copie manuscrite du XVe siècle de la relation ; aucune reproduction n'en a été trouvée en ligne. | |
| Non numérisée | Vida del Tamorlán, manuscrit du XVe siècle, 128 feuillets | British Library, Londres (Add MS 16613) | espagnol (aragonais) | Copie du XVe siècle en dialecte aragonais, de la main d'Anthonius de Leon, jamais utilisée pour une édition ; non reproduite en ligne. |
La carte du voyage

Au même endroit, au fil des siècles
-
Chen Cheng, Xiyu xingcheng ji (Journal du voyage aux contrées de l'Ouest) (1414-1415)
Dix ans à peine après le départ des Castillans, l'envoyé des Ming Chen Cheng prend à son tour la route des cités timourides.
-
Anthony Jenkinson, Voyage de Moscou à Boukhara (1558-1559)
Un siècle et demi après Clavijo, l'Anglais Anthony Jenkinson, agent de la Compagnie de Moscovie, cherche une route terrestre vers le Catay.
-
Ármin Vámbéry, Voyages d'un faux derviche dans l'Asie centrale (1863)
En mars 1863, l'orientaliste hongrois Ármin Vámbéry quitte Téhéran déguisé en derviche, mêlé à une troupe de pèlerins d'Asie centrale.
Lire une édition libre → -
Ella Maillart, Des monts Célestes aux sables Rouges (1932)
En 1932, la navigatrice et skieuse suisse Ella Maillart part de Moscou pour l'Asie centrale soviétique.






