Nos titres sur ce sujet
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Lorenz Lange, Journal de la résidence du sieur Lange, agent de Sa Majesté impériale de la Grande Russie à la cour de la Chine, dans les années 1721 et 1722 (1726)
Quand l'ambassade repart en mars 1721, Unverzagt reste à Pékin avec le résident Lorenz Lange, et c'est la suite de ce séjour que raconte le journal de Lange, publié en français à Leyde en 1726, puis traduit en anglais à la suite du récit de John Bell. Seul représentant du tsar à la cour, Lange y consigne ses visites aux ministres, les réponses dilatoires, le commerce bientôt suspendu et l'affaire des Mongols transfuges qui bloque tout. On y retrouve la ville d'Unverzagt, mais vue depuis les dossiers : l'envers patient, souvent amer, des banquets et des feux d'artifice du Nouvel An.
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Ippolito Desideri, Notizie istoriche del Thibet (1727-1733)
Au moment où Izmaïlov négocie avec Kangxi, l'empereur mène une autre partie loin à l'ouest : en 1720, ses armées entrent à Lhassa pour en chasser les Dzoungars, maîtres de la ville depuis 1717. Le jésuite toscan Ippolito Desideri, arrivé à Lhassa en 1716, vit ces années de guerre au Tibet, apprend la langue, étudie dans les monastères et dispute de doctrine avec les lettrés, avant d'être rappelé en 1721. Sa relation, rédigée après son retour et restée inédite jusqu'au XXe siècle, compte parmi les grandes descriptions européennes du Tibet. Elle montre l'empire de Kangxi par ses marges, quand Unverzagt le découvre en son centre.
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John Bell, Travels from St. Petersburg in Russia, to Diverse Parts of Asia (1763)
Le meilleur compagnon de lecture d'Unverzagt marchait à ses côtés : le médecin écossais John Bell faisait partie de la même ambassade d'Izmaïlov. Il publia son récit à Glasgow en 1763, plus de quarante ans après le voyage, avec le recul d'un homme qui avait déjà suivi la mission russe en Perse. On y retrouve Tobolsk, le Baïkal, la steppe mongole, l'entrée dans Pékin et les audiences de Kangxi, racontés par un adulte attentif aux plantes, aux peuples et aux arguments des négociateurs. Lire les deux livres ensemble, c'est voir le même cortège par deux regards : celui du jeune homme ébloui et celui du praticien qui observe.
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Pak Chi-won, Yeorha ilgi (1780)
Seize ans après Kim Jong-jeong, le lettré Pak Chi-won traverse à son tour Shenyang avec l'ambassade coréenne de 1780, en route vers Pékin et Jehol. Son Yeorha ilgi, traduit en anglais sous le titre The Jehol Diary, consacre à la ville des pages célèbres : boutiques, enseignes, conversations nocturnes avec des marchands chinois. Le contraste avec Kim est frappant. Là où l'enquêteur de 1764, humilié et méfiant, ne voit dans la capitale mandchoue que barbarie et corruption, Pak Chi-won y découvre une prospérité et des techniques dont la Corée, selon lui, devrait s'inspirer. La même ville, deux humeurs, et l'amorce d'un débat qui traversera la Corée lettrée.