Nos titres sur ce sujet
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Johan Nieuhof, L'Ambassade de la Compagnie orientale des Provinces-Unies vers l'empereur de la Chine (1655-1656)
Voici l'empire que Lambert de la Motte n'atteindra jamais, vu de l'intérieur et exactement dans ces années-là. Nieuhof accompagne l'ambassade hollandaise qui remonte de Canton à Pékin en 1655 et 1656, sous les nouveaux maîtres mandchous. Son livre, publié en 1665, offre des centaines de gravures et fixe pour un siècle l'image européenne de la Chine. Le lire contre la Relation, c'est mesurer l'écart entre l'ambition missionnaire et la réalité politique : Canton, à trois semaines de mer d'Ayutthaya, était déjà un port sous surveillance étroite.
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Athanasius Kircher, China Illustrata (1667)
Le jésuite allemand Kircher publie en 1667, au moment où Hamel attend à Deshima, une somme illustrée sur la Chine, fondée sur les rapports des missionnaires. Sa Corée est encore largement imaginaire. La parution de ces deux ouvrages la même année est emblématique : l'Europe savante avait sa Chine, elle découvre sa Corée.
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Ferdinand Verbiest, Voyages de l'empereur de la Chine dans la Tartarie (1685)
Treize ans après Min Jeong-jung, le jésuite flamand Ferdinand Verbiest, astronome de la cour, accompagne l'empereur Kangxi dans sa grande tournée de 1682 en Mandchourie : Shenyang, les tombeaux des ancêtres mandchous, puis les forêts du Nord jusqu'à Ula. Sa lettre, publiée en français en 1685, décrit l'immense cortège, les chasses impériales et les terres vidées par la conquête. L'adolescent de quinze ans que Min aperçoit à Pékin est devenu un souverain sûr de lui, qui revient en pèlerinage sur la terre de ses pères. Les deux textes se complètent : la Mandchourie vue par un tributaire inquiet, puis par un invité de l'empereur.
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