Nos titres sur ce sujet
À lire aussi : récits et ouvrages sur le même thème
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Maximilian zu Wied-Neuwied, Voyage au Brésil dans les années 1815 à 1817 (1820-1821)
En 1815, le prince Maximilian zu Wied-Neuwied débarque à Rio et remonte la côte vers Bahia, accompagné un temps par Freireis, le compagnon d'Eschwege chez les Coroatos, et par le botaniste Friedrich Sellow. Il pénètre les forêts du Rio Doce et du Mucuri, là où la guerre de 1808 a été déclarée aux Botocudos, et passe des semaines parmi eux. Son Voyage au Brésil, publié à Francfort en 1820 et 1821, prolonge exactement les chapitres d'Eschwege sur les Indiens du Minas : même forêt, mêmes peuples, même violence de la frontière, observés quelques années plus tard par un naturaliste qui veut les comprendre.
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Maximilien de Wied-Neuwied, Voyage au Brésil dans les années 1815, 1816 et 1817 (1820-1821)
De 1815 à 1817, le prince Maximilien de Wied-Neuwied remonte la côte du Brésil de Rio jusqu'à Bahia, à travers les forêts du Rio Doce et du Mucuri, chez les Botocudos qu'il observe avec une attention nouvelle. Près de la baie, à Nazaré, il est arrêté au moment de l'insurrection de Pernambouc et reste trois jours enfermé, jusqu'à ce que le gouverneur de Bahia ordonne sa libération. Il longe ensuite Itaparica, ses baleineries et ses clôtures en os de baleine, puis quitte Salvador en mai 1817 sur un navire que le gouvernement avait réquisitionné. Dix ans après Ver Huell, les mêmes soupçons envers l'étranger, et la même baie.
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Johann Baptist von Spix et Carl Friedrich Philipp von Martius, Voyage au Brésil (1823-1831)
Arrivés en 1817 avec la suite de l'archiduchesse Léopoldine, le zoologiste Spix et le botaniste Martius, celui-là même dont Eschwege publie la notice sur la Langsdorffia, traversent le Brésil pendant trois ans : São Paulo, le Minas Gerais et ses mines, le sertão, Bahia, puis l'Amazone. Leur récit en trois volumes, paru à Munich de 1823 à 1831, est l'un des grands monuments de l'exploration scientifique du pays. On y retrouve Villa Rica, les lavras épuisées, les routes muletières et les Indiens du Minas, vus par deux Bavarois qui marchent souvent dans les pas de l'ingénieur hessois.
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Johann Baptist von Spix et Carl Friedrich Philipp von Martius, Reise in Brasilien (1823-1831)
Envoyés par le roi de Bavière dans le sillage de l'archiduchesse Léopoldine, future impératrice du Brésil, le zoologiste Spix et le botaniste Martius parcourent le pays de 1817 à 1820. Après le Minas Gerais et ses mines de diamants, ils gagnent la côte à Salvador, puis repartent à travers la caatinga, où la soif et la fièvre manquent de les tuer, étudient la météorite de Bendegó et finissent par remonter l'Amazone. Leur relation, publiée de 1823 à 1831, est le grand inventaire savant d'un pays que l'ouverture des ports, décrétée à Bahia en 1808, vient de rendre accessible aux étrangers. Ce que Ver Huell regardait en curieux, ils le classent en naturalistes.
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Maria Graham, Journal of a Voyage to Brazil (1824)
Fin 1821, Maria Graham arrive à Bahia sur la frégate Doris, commandée par son mari, alors que le Brésil s'apprête à rompre avec Lisbonne. Son journal, publié en 1824, décrit la ville basse, ses marchés, ses églises, les chaises à porteurs et le marché aux esclaves, qu'elle dit ne pas savoir regarder sans honte ni indignation ; elle visite aussi l'île d'Itaparica et ses champs de canne. Anglaise, lettrée, bientôt veuve, elle voit la ville avec d'autres yeux que le jeune officier hollandais, mais les mêmes rues en pente, les mêmes cadeiras et la même violence de l'esclavage traversent les deux livres, à quatorze ans d'écart.
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Hercule Florence, Voyage fluvial du Tietê à l'Amazone (1825-1829)
Engagé comme dessinateur dans l'expédition que le consul Langsdorff, l'épistolier du Journal du Brésil, conduit de 1825 à 1829, le Niçois Hercule Florence descend le Tietê depuis la province de São Paulo, gagne le Mato Grosso par les rivières puis rejoint l'Amazone. Son journal, tenu en français et publié bien plus tard, raconte les pirogues, les portages, les fièvres qui ruinent l'expédition et les peuples rencontrés. Il emprunte les voies fluviales vers Cuiabá dont la relation de Prado, à la fin du recueil d'Eschwege, raconte les convois attaqués au siècle précédent. Le Brésil de l'intérieur, vu au ras de l'eau.
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Gottfried Duden, Bericht über eine Reise nach den westlichen Staaten Nord-Amerika's (1829)
Quelques années après Ernst, un autre Allemand s'installe de l'autre côté du Mississippi et écrit à son tour pour les candidats au départ. Gottfried Duden vit de 1824 à 1827 sur une ferme proche de la rivière Missouri, à l'ouest de Saint-Louis, et publie en 1829 un récit enthousiaste qui pousse des milliers de familles allemandes à partir. Les deux livres répondent à la question que pose l'un des chapitres d'Ernst : que doit faire l'Européen ? Ernst calcule, Duden fait rêver. Beaucoup de ses lecteurs, arrivés sur place, lui reprocheront d'avoir peint le Missouri sous des couleurs trop belles.
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Auguste de Saint-Hilaire, Voyage dans les provinces de Rio de Janeiro et de Minas Geraes (1830)
Le botaniste orléanais Auguste de Saint-Hilaire passe au Brésil les années 1816 à 1822 et en rapporte des milliers de plantes et une longue série de récits. Le premier, paru à Paris en 1830, suit la route de Rio au Minas Gerais, par les mêmes registros, les mêmes ranchos et les mêmes arraiais que le Journal du Brésil. Saint-Hilaire regarde les hommes autant que la flore : le déclin des mines, la pauvreté des orpailleurs, les esclaves, les Indiens des aldeas. Lu après Eschwege, il donne la suite du tableau, quelques années plus tard, avec la précision tranquille d'un naturaliste qui prend son temps.
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Frances Trollope, Domestic Manners of the Americans (1832)
Débarquée à La Nouvelle-Orléans à la fin de 1827, Frances Trollope remonte le Mississippi en bateau à vapeur, puis s'installe à Cincinnati, où elle ouvre un grand bazar qui la ruine. Rentrée en Angleterre en 1831, elle publie un portrait féroce des Américains : le tabac chiqué, les repas avalés en silence, la ferveur des réunions religieuses en plein air, l'esclavage. Elle parcourt le chemin d'Ernst en sens inverse, du delta à l'Ohio, et retrouve, huit ans plus tard, les villes qu'il voyait naître. Son livre fit scandale aux États-Unis ; il reste un témoignage très vivant sur l'Ouest des années 1820.
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Charles Darwin, Voyage d'un naturaliste autour du monde (1839)
Le 29 février 1832, le Beagle mouille devant Salvador. Charles Darwin, vingt-trois ans, entre pour la première fois dans une forêt tropicale et note que le mot de délice est trop faible pour dire ce qu'éprouve un naturaliste. À Bahia, il observe des insectes lumineux, des araignées, un poisson-globe qui se gonfle d'eau ; plus loin dans son livre, il dira sa colère contre l'esclavage brésilien. Ce récit, publié en 1839, est lui aussi un livre de jeunesse : presque le même âge que Ver Huell, le même premier grand départ, le même émerveillement de dessinateur et de collectionneur devant la nature de la baie de Tous-les-Saints, à un quart de siècle d'écart.
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Maximilien de Wied-Neuwied, Reise in das innere Nord-America (1839-1841)
Naturaliste rhénan déjà connu pour son voyage au Brésil, le prince Maximilien de Wied-Neuwied arrive en Amérique en 1832 avec le peintre suisse Karl Bodmer. Ils passent l'hiver 1832-1833 à New Harmony, l'ancienne cité des Harmonistes que Rapp a vendue entre-temps à Robert Owen, puis remontent le Missouri depuis Saint-Louis jusqu'au pays des Mandans et des Pieds-Noirs. Le livre, illustré des aquarelles de Bodmer, prolonge la route d'Ernst au-delà du Mississippi. Là où Ernst admirait en 1819 une Harmony de croyants laborieux, Maximilien trouve une ville de savants et de réformateurs, signe de la vitesse à laquelle l'Ouest change de visage.
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Charles Dickens, Notes américaines (1842)
Au printemps 1842, Charles Dickens, déjà célèbre, descend l'Ohio en bateau à vapeur jusqu'à Cincinnati et Louisville, puis gagne Saint-Louis par le Mississippi. Il pousse jusqu'à une prairie de l'Illinois, la Looking Glass Prairie, et en revient déçu : l'immense plaine lui paraît monotone. Le confluent de l'Ohio et du Mississippi, à Cairo, lui inspire une page sinistre sur les marais et les fièvres. Le romancier voit avec des yeux de citadin les paysages qu'Ernst jaugeait en agronome, et la comparaison est savoureuse : ce qui enchantait le futur colon ennuie le visiteur pressé de retrouver ses lecteurs.
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James Wetherell, Brazil. Stray Notes from Bahia (1860)
Vice-consul britannique à Bahia pendant une quinzaine d'années, James Wetherell meurt en 1858 sans avoir publié ses notes ; William Hadfield les édite en 1860. Ce sont des fragments vifs et précis : les cadeiras portées sur l'épaule par des esclaves, les ganhadores qui chantent sous leurs charges, la chair de baleine vendue au marché, les fêtes, l'enfant mort promené dans une chaise ornée de rubans avant d'être enterré. Presque tout ce que Ver Huell avait découvert en 1808 est encore là, à peine changé, sous le regard d'un autre étranger installé dans la ville. Le livre montre combien la société de Bahia a peu bougé en un demi-siècle.
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Richard Francis Burton, Explorations des hautes terres du Brésil (1869)
Consul britannique à Santos, Richard Francis Burton parcourt le Minas Gerais de juin à novembre 1867, puis descend le São Francisco en radeau depuis Sabará. Son livre, paru à Londres en 1869, promet dès son titre « un compte rendu complet des mines d'or et de diamant ». Il consacre de longs chapitres à la mine de Morro Velho, exploitée par une compagnie anglaise, où le travail des esclaves se poursuit. Un demi-siècle après Eschwege, l'or du Minas n'est plus lavé dans les rivières mais arraché en profondeur : Burton montre ce qu'est devenue la terre que l'ingénieur hessois voyait déjà s'épuiser.
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Mark Twain, La Vie sur le Mississippi (1883)
Avant la guerre de Sécession, Mark Twain a été pilote de bateau à vapeur sur le Mississippi. En 1882, il redescend le fleuve de Saint-Louis à La Nouvelle-Orléans et mêle à ce voyage les souvenirs de son apprentissage, les légendes des pilotes, les bancs de sable qui se déplacent et les troncs immergés qui éventrent les coques. C'est le fleuve qu'Ernst descendit en barque en 1819, de Saint-Louis à Natchez, en évitant de justesse le naufrage. Soixante ans plus tard, les villes ont grandi et le chemin de fer concurrence les vapeurs, mais le fleuve reste le même maître capricieux.
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