Portrait de John Lewis Burckhardt

L'auteur du texte

John Lewis Burckhardt

Travels in Nubia (1813)
John Lewis Burckhardt est l'auteur de Travels in Nubia (1813). Itinerarium en publie 3 éditions modernisées, réécrites en français contemporain et illustrées, disponibles en ebook, livre papier et audiobook.

Biographie

Johann Ludwig Burckhardt naît le 25 novembre 1784 à Lausanne, où ses parents bâlois se trouvent de passage (l'Allgemeine Deutsche Biographie donne le 24). Il grandit à Bâle, dans la maison du Kirschgarten que son père, Johann Rudolf Burckhardt, fabricant de rubans de soie hostile à la Révolution selon la Neue Deutsche Biographie, a fait bâtir. Après deux années à Neuchâtel, il étudie à Leipzig de 1800 à 1804, puis à Göttingen. Il y suit sciences naturelles et langues, et aussi droit et statistique selon le Dictionnaire historique de la Suisse.

En 1806, il passe en Angleterre avec une lettre de Blumenbach pour Sir Joseph Banks. L'African Association de Londres le retient pour reprendre l'œuvre de Hornemann: gagner l'Afrique intérieure par la route caravanière qui relie le Caire à Tombouctou. À Londres et à Cambridge, il apprend l'arabe, prend des notions de médecine et s'endurcit à la fatigue. Parti de Malte en février 1809, il se fait appeler Cheikh Ibrahim ibn Abdallah. Il passe environ une année à Alep à perfectionner son arabe, puis visite Palmyre, Damas, le Liban et le Hauran. En 1812, il atteint Petra, dont la NDB lui attribue la découverte, et arrive au Caire en septembre.

Faute de caravane vers l'ouest, il se tourne vers le sud. En 1813, il remonte le Nil au-delà d'Assouan jusqu'aux confins du Dongola et aperçoit en mars le grand temple d'Abou Simbel, presque enseveli sous le sable: le DHS le tient pour le premier Européen à l'avoir vu. En 1814, mêlé à une caravane de marchands, il traverse le désert jusqu'à Berber et Shendy, puis gagne Souakin vers la fin de juillet et franchit la mer Rouge jusqu'à Djedda. Ces deux expéditions forment Travels in Nubia, publié à titre posthume à Londres en 1819 par l'African Association, avec un mémoire biographique en tête; une deuxième édition suit en 1822 et une traduction allemande dès 1820.

Probablement converti à l'islam, il est soumis à un examen de doctrine devant deux oulémas, puis visite La Mecque, le mont Arafat et Médine; revenu au Caire en 1815 avec le titre de hadji, il y recueille des proverbes arabes, étudie la vie des Bédouins et rédige un récit de la guerre contre les wahhabites. Lié à Giovanni Belzoni, il lui signale Abou Simbel et le présente au consul britannique Henry Salt; la même année, il fait envoyer en Angleterre la tête colossale d'une statue de Ramsès II. Ses autres livres paraissent aussi après sa mort: Travels in Syria and the Holy Land (1822, édité par William Martin Leake), Travels in Arabia (1829), Notes on the Bedouins and Wahábys et Arabic Proverbs (1830).

Atteint d'une dysenterie selon la NDB, d'une fièvre selon l'ADB, il meurt au Caire le 15 octobre 1817, peu après l'arrivée de la caravane du Fezzan qu'il attendait. Il est enterré au cimetière musulman avec les honneurs dus à un cheikh et à un hadji. Il lègue ses manuscrits orientaux à l'université de Cambridge, tandis que ses journaux reviennent à l'African Association. Ses lettres à ses parents, écrites de 1808 à 1817, sont publiées à Bâle en 1905 dans l'hebdomadaire Der Samstag; le Musée historique de Bâle lui consacre une biographie, Scheich Ibrahim. Ses descriptions ont nourri les cartographes et ethnographes du XIXe siècle.

Ses livres chez Itinerarium