Nos titres sur ce sujet
À lire aussi : récits et ouvrages sur le même thème
Récits et ouvrages autour de ce sujet, classés par date, pour situer nos titres. Un lien mène à une édition libre en ligne quand elle existe, ou à notre fiche lorsque l'ouvrage fait partie de notre catalogue.
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Snorri Sturluson, La Saga des rois de Norvège (v. 1230)
Un siècle après Adam, l'Islandais Snorri raconte de l'intérieur les rois que le chanoine n'a connus que par ouï-dire. Harald Hardrada, les deux Olaf, Cnut le Grand y reparaissent, mais vus par les Nordiques eux-mêmes, avec leurs sagas, leurs scaldes et leur mémoire propre. Lire Snorri après Adam, c'est entendre l'autre version de la même histoire, celle des conquis qui prennent enfin la parole.
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Saxo Grammaticus, La Geste des Danois (v. 1200)
Vers 1200, ce clerc danois compose en latin la grande chronique de son peuple. Il connaît l'œuvre d'Adam et la prolonge, donnant aux rois danois leur épopée nationale. On y croise les héros et les légendes que Brême avait à peine entrevus, dans une langue ample qui veut rivaliser avec les Anciens.
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Olaus Magnus, Histoire des peuples du Nord (1555)
En 1555, ce prélat suédois exilé à Rome publie une vaste description de la Scandinavie, illustrée de gravures fameuses. Cinq siècles après Adam, il décrit encore les mêmes glaces, les mêmes monstres marins, les mêmes peuples des confins, mais avec l'œil de la Renaissance. Le merveilleux d'Adam y survit, à peine atténué par la science nouvelle.
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Réginald Outhier, Journal d'un voyage au Nord, en 1736 et 1737 (1744)
Le même voyage, vu par un autre regard. L'abbé Réginald Outhier, prêtre du diocèse de Besançon et correspondant de l'Académie, chargé des signaux et des cartes de l'expédition, tient son journal au jour le jour pendant les deux années passées dans le Nord. Publié en 1744, il montre ce que le Discours de Maupertuis laisse dans l'ombre : la vie des hameaux du fleuve, les coutumes et les croyances des Lapons, le regard d'un prêtre catholique sur un pays luthérien. Outhier dessine lui-même les planches, dont des plans de Torneå et de Stockholm et une vue de Falun. Lire les deux textes côte à côte, c'est entendre le chef de l'expédition et l'homme qui portait les signaux sur les sommets.
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Giuseppe Acerbi, Voyage au cap Nord (1802)
Au tournant du dix-neuvième siècle, un Italien remonte la Scandinavie jusqu'à la pointe extrême du continent, là où Scheffer plaçait les bornes du monde connu. Acerbi note les chants, les danses, les instruments, la vie quotidienne des Sâmes avec une curiosité d'amateur éclairé. On y retrouve, vivants et changés, les usages que la Lapponia avait figés un siècle et demi plus tôt.
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Giuseppe Acerbi, Travels through Sweden, Finland, and Lapland, to the North Cape (1802)
Le jeune Italien Giuseppe Acerbi quitte Stockholm en 1798 pour un voyage qui le mènera jusqu'au cap Nord. Au cœur de l'hiver, il franchit en traîneau la mer d'Åland prise par les glaces, gagne la Finlande et remonte la côte du golfe de Botnie jusqu'à Oulu et Torneå, en sens inverse du retour de Linné. L'été 1799 venu, il remonte en barque le Torne et le Muonio, de rapide en rapide, jusqu'aux campements lapons et à l'océan Arctique. Ses Travels, publiés à Londres en 1802 avec de nombreuses gravures, offrent un tableau vivant des Finnois, des Lapons et de leurs rennes, deux générations après le journal de 1732.
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Giuseppe Acerbi, Travels through Sweden, Finland, and Lapland, to the North Cape, in the Years 1798 and 1799 (1802)
Plus de soixante ans après Maupertuis, le jeune Italien Giuseppe Acerbi reprend la route de Torneå avec une ambition nouvelle : gagner le cap Nord par la terre. Au printemps 1799, sa petite troupe passe par Oulu et Kemi, atteint Torneå, remonte en barque le Torne puis le Muonio et ses rapides, traverse à pied les marais d'Enontekiö jusqu'à Kautokeino, et touche le cap Nord par la mer le 19 juillet, sous le soleil de minuit. Publiés à Londres en 1802, ses deux volumes décrivent la nature, les habitants et les coutumes de la Finlande et de la Laponie. Le fleuve des académiciens y devient la porte d'un grand voyage d'aventure.
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Leopold von Buch, Reise durch Norwegen und Lappland (1810)
Le géologue prussien Leopold von Buch parcourt la Norvège et la Laponie de 1806 à 1808. Venu du fjord d'Alta, il redescend vers le golfe de Botnie par la vallée du Torne, passe à Pello et à Korpikylä, hameaux que Maupertuis avait connus, avant d'atteindre Torneå. Là où l'académicien mesurait la forme du globe, Buch interroge son sous-sol et son climat : il observe la répartition des plantes selon la latitude et établit que la Suède s'élève lentement au-dessus de la mer. Paru à Berlin en 1810 et traduit en anglais dès 1813, son récit montre la Laponie entrée dans l'âge de la géologie, une génération après celui de la géodésie.
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Xavier Marmier, Lettres sur le Nord (1840)
Voyageur romantique et savant, Marmier parcourt vers 1840 la Scandinavie et rapporte de la Laponie des pages où l'émotion le dispute à l'observation. Il visite les paroisses, écoute les pasteurs, recueille les traditions et s'interroge sur l'avenir d'un peuple que la modernité commence à serrer de près. Le livre prolonge, en langue française, le geste de Scheffer : faire connaître le Nord à ceux du Sud.
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Léonie d'Aunet, Voyage d'une femme au Spitzberg (1854)
En 1839, Léonie d'Aunet, dix-neuf ans, accompagne le peintre François Biard dans l'expédition de la Recherche jusqu'au Spitzberg. Pour le retour, elle choisit la voie de terre et traverse la Laponie en barque, sur le Muonio puis le Torne, entre cascades et rives désertes. À Mattaringuy, elle rappelle le séjour de « l'académicien Maupertuis » et ses observations sur le mont Avasaxa, avant de rejoindre Haparanda et Torneå. Ses lettres, réunies en 1854 sous le titre Voyage d'une femme au Spitzberg, mêlent humour, fatigue et émerveillement. Un siècle après les géomètres, le fleuve de Maupertuis est devenu le chemin d'une voyageuse, et la mesure du degré, un souvenir que l'on vient saluer.
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Bayard Taylor, Northern Travel: Summer and Winter Pictures of Sweden, Denmark and Lapland (1858)
L'écrivain américain Bayard Taylor choisit pour la Laponie la saison la plus rude. Parti de Lübeck en décembre 1856, il passe le Nouvel An sur la route du golfe de Botnie, s'arrête à Haparanda puis remonte la vallée du Torne en traîneau, en plein hiver. Il guette la montagne d'Avasaxa, « l'une des stations de Celsius, de Maupertuis et des académiciens français », et pousse un cri de joie en franchissant le cercle polaire, la barbe gelée. Il gagne ensuite Muonio, où l'accueille le naturaliste anglais John Wolley, et observe la vie des Lapons. Paru en 1858, Northern Travel offre le contrepoint hivernal du livre de Maupertuis : la même nuit polaire, cette fois cherchée pour elle-même.
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Paul Du Chaillu, The Land of the Midnight Sun (1881)
Rendu célèbre par ses gorilles du Gabon, Paul Du Chaillu change de latitude dans les années 1870 : il passe plusieurs étés et plusieurs hivers en Suède, en Norvège, en Laponie et dans le nord de la Finlande. Il emprunte la route de poste qui mène d'Upsal à Haparanda par soixante et onze relais, celle-là même que Linné avait remontée à cheval, puis voyage en barque et en traîneau à rennes, logé chez les paysans, les pasteurs et les Lapons. Fêtes, repas, costumes, travaux de chaque saison : The Land of the Midnight Sun, publié en 1881, offre un portrait foisonnant de ces campagnes du Nord un siècle et demi après le jeune naturaliste.
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Pierre Loti, Pêcheur d'Islande (1886)
À la fin du dix-neuvième siècle, le romancier français suit les marins bretons qui campagnent sur les bancs glacés d'Islande. La Thulé d'Adam, terre où la glace brûle, est devenue un lieu de labeur et de deuil. Le roman donne chair, à huit siècles de distance, à l'effroi que le chanoine éprouvait devant ces mers du bout du monde.
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Paul-Émile Victor, Boréal
Bien plus tard, un Français part vivre chez les peuples de l'Arctique et en revient avec un récit d'immersion. Si la région diffère, le regard dialogue avec celui de Scheffer : même monde de neige, de rennes et de tentes, mais raconté désormais de l'intérieur, par quelqu'un qui a partagé le froid au lieu de le compiler. À lire pour mesurer la distance parcourue entre la description savante et l'expérience vécue.