Biographie
Wilhelm Ludwig von Eschwege naît à Aue, près d'Eschwege, en Hesse, issu d'une ancienne famille noble de Basse-Hesse. Son père, Johann Christian Ludwig, est landrat ; sa mère, Sophie, est née Mosebach. La date de sa naissance diffère selon les notices : la Neue Deutsche Biographie donne le 10 novembre 1777, l'Allgemeine Deutsche Biographie le 15 novembre. Après les leçons d'un précepteur, qu'il jugera lui-même insuffisantes, il fréquente le gymnase d'Eisenach, puis étudie de 1796 à 1799 à Göttingen, où il suit l'enseignement de Johann Friedrich Blumenbach. Il se forme aussi aux mines et se destine à ce métier.
Il devient assesseur au service des mines de Richelsdorf vers 1801. Peu après, il part pour le Portugal diriger une fonderie de fer : 1802 selon la NDB, 1803 selon l'ADB. Lors de l'invasion française de 1807, il sert comme capitaine dans l'armée portugaise (1805 pour l'ADB). En 1810, il passe au Brésil, où la cour de Lisbonne s'est réfugiée ; l'ADB parle plutôt de 1809. Dans la capitainerie du Minas Gerais, il fait monter plusieurs petites usines et obtient en décembre 1812, à Congonhas do Campo, la première fonte de fer du Brésil. La NDB le dit nommé directeur général des mines d'or en 1817, l'ADB en 1821 ; il dirige aussi le cabinet de minéralogie de Rio de Janeiro.
Le voyage qui nourrit le livre est celui de ses tournées au Minas Gerais entre 1810 et 1813, de Rio de Janeiro vers Villa Rica, puis chez les Coroatos. Il en tire le Journal von Brasilien, oder vermischte Nachrichten aus Brasilien, auf wissenschaftlichen Reisen gesammelt, publié à Weimar en 1818 chez l'éditeur Friedrich Justin Bertuch, en deux fascicules (la suite est datée de 1819 par l'ADB). Il y réunit ses carnets, des mémoires savants et des textes de compagnons de route.
Eschwege est aussi un expert reconnu des diamants. Il dresse les premiers profils géologiques et la première carte géologique en couleurs du Minas Gerais, et conseille ensuite bien des explorateurs allemands. Il fait paraître notamment les Geognostisches Gemälde von Brasilien (1822), Brasilien, die Neue Welt (1824), les Beiträge zur Gebirgskunde Brasiliens (1832) et le Pluto brasiliensis (Berlin, 1833), consacré à l'or, aux diamants et à la législation minière. Il était membre correspondant de l'Académie de Saint-Pétersbourg depuis 1815.
Rentré en Europe en 1821, il épouse à Weimar, en 1823, Sophie von Baumbach ; le couple n'a pas d'enfant. Il retourne au Portugal, où il est chef supérieur des mines (Oberberghauptmann) à partir de 1824. Il revient en Hesse en 1830 à cause des troubles dynastiques, y fonde en 1832 une compagnie d'extraction d'or sur l'Eder, liquidée en 1835 faute de pépites, puis retrouve sa charge portugaise jusqu'à la suppression du service en 1836. Il travaille ensuite au palais de Pena, à Sintra, pour Ferdinand de Saxe-Cobourg-Gotha ; la NDB situe ce chantier de 1839 à 1849. Retiré en 1850 à Wolfsanger, près de Cassel, il y meurt le 1er février 1855. Son fonds personnel est conservé aux Archives d'État de Hesse à Marbourg ; sa collection minéralogique est à Clausthal-Zellerfeld. Les notices consultées ne signalent pas de réédition moderne du Journal.
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