Portrait de Seo Jong-tae (徐宗泰, 1652-1719)

L'auteur du texte

Seo Jong-tae (徐宗泰, 1652-1719)

燕行雜錄 (1703-1704)
Seo Jong-tae (徐宗泰, 1652-1719) est l'auteur de 燕行雜錄 (1703-1704). Itinerarium en publie 1 édition modernisée, réécrite en français contemporain et illustrée, disponible en ebook, livre papier et audiobook.

Biographie

Seo Jong-tae (徐宗泰) naît en 1652, sous le roi Hyojong, dans le clan Daegu des Seo. Son père, Seo Munsang, est vice-directeur du ministère de la Guerre ; sa mère est une fille de Yi Myeong-han, et il épouse une fille de Yi Hwon. Une notice de Wikipédia coréenne le rattache à la descendance du haut lettré Seo Geo-jeong. En 1675, il obtient le premier rang au concours des lettrés (saengwonsi), puis réussit en 1680 l'examen spécial de la fonction publique (munkwa byeolsi).

Sa carrière commence en 1681 comme censeur (geomyeol), et il prend part à la compilation des Annales du roi Hyeonjong. Il passe par le Collège des lettrés (Hongmungwan) et par les organes de remontrance. En 1689, la crise politique du Gisa, qui voit la reine Inhyeon déposée, l'écarte des affaires ; il est alors préfet de Cheorwon selon la notice de son recueil, puis vit loin de la capitale. Le retournement de 1694 (Gapsul) le ramène au pouvoir. Il devient grand lettré (daejehak), procureur général, ministre des Travaux publics, de la Fonction publique et d'autres ministères, puis vice-premier ministre de droite, vice-premier ministre de gauche et enfin premier ministre (yeonguijeong), poste auquel il est nommé plusieurs fois. En 1716, il est conseiller honoraire (haengpan jungchubu-sa).

En 1703, il conduit en Chine l'ambassade qui part de Séoul à la fin de l'automne, au dixième mois lunaire. Les deux notices de l'Encyclopédie coréenne la décrivent différemment : mission de félicitations du Nouvel An dans l'une, envoi du solstice d'hiver (dongjisa) dans l'autre, sans nommer Pékin. Le voyage est consigné en poèmes en chinois classique ; le titre d'origine donné par notre édition est Yeonhaeng japrok (燕行雜錄), et les sources consultées ne donnent ni ce titre ni la date de composition du carnet. Les poèmes de l'auteur, plus de trois cent soixante en tout, sont rangés par ordre chronologique dans son recueil. Au retour, il est nommé ministre de la Fonction publique ; en 1704, il supervise les travaux du Daebodan, l'autel élevé à la mémoire de la dynastie Ming.

Wikipédia coréenne le classe dans la faction Soron et le dit proche de plusieurs hommes d'État de son temps, dont Kim Chang-jip, Yi I-myeong, Yi Geon-myeong et Jo Tae-chae. Ses écrits ne se limitent pas à la poésie. Son recueil contient des mémoires au roi, en grande partie des demandes de démission, des textes rituels, des épitaphes, des biographies et des éloges funèbres. Il y rédige notamment la notice biographique de son grand-père Seo Jeong-ri.

Il meurt en 1719, sans que les sources consultées en donnent le jour. Le roi lui accorde le nom posthume de Munhyo. Ses deux fils, Seo Myeong-nyun et Seo Myeong-gyun, sont nommés par Wikipédia. Son oeuvre est transmise par le Manjeongdang jip (晩靜堂集), dix-huit volumes en neuf fascicules imprimés en caractères mobiles, dont la date d'édition est inconnue et que l'on situe approximativement sous le roi Yeongjo. Des exemplaires sont conservés à la Kyujanggak de l'université nationale de Séoul, à l'Académie des études coréennes, aux Archives Jangseogak et à la Bibliothèque nationale de Corée. Nous n'avons trouvé aucune édition moderne ni traduction de son carnet de voyage.

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