Portrait de Carl Friedrich Behrens

L'auteur du texte

Carl Friedrich Behrens

Der wohlversuchte Süd-Länder (1721-1722)
Carl Friedrich Behrens est l'auteur de Der wohlversuchte Süd-Länder (1721-1722). Itinerarium en publie 1 édition modernisée, réécrite en français contemporain et illustrée, disponible en ebook, livre papier et audiobook.

Biographie

Carl Friedrich Behrens naît à Rostock, dans le Mecklembourg, en 1701 selon les notices de Wikipédia en anglais et en allemand ; un fil de discussion de généalogistes signale que l'année est parfois donnée comme 1700. Ni sa famille ni sa formation ne sont documentées dans les sources consultées. Son propre récit, que résume la fiche du livre, le montre courant le monde dès l'adolescence, avant son engagement dans les troupes de la Compagnie.

En 1721, à vingt et un ans, il s'enrôle comme soldat embarqué. Les sources le disent caporal, et la fiche du présent livre le qualifie de sergent : le grade varie selon les notices. Il part du Texel le 1er août 1721 sur l'un des trois navires de l'amiral Jacob Roggeveen, envoyé par la Compagnie des Indes occidentales chercher la terre australe. Le voyage s'achève à Batavia, où les navires sont saisis par la Compagnie rivale ; les survivants rentrent en Hollande, et Behrens, tombé malade en route, en réchappe.

Le voyage lui vaut sa place dans l'histoire : il est compté parmi les premiers Européens à avoir débarqué sur l'île de Pâques, que l'expédition aperçoit au printemps 1722. Les notices divergent de quelques jours sur les dates de la vue de l'île (5 ou 6 avril) et du débarquement (9 ou 10 avril). Behrens en tire d'abord un poème allemand en vers, publié en 1728, puis la relation en prose qui fait l'objet de ce livre, Der wohlversuchte Süd-Länder, parue à Leipzig en 1738 (certaines notices citent une première édition en 1737). Elle connaît un vrai succès et passe en français sous le titre Histoire de l'expédition de trois vaisseaux, à La Haye, en 1739.

Il ne s'en tient pas à l'écriture. Selon Wikipédia en anglais, il tente dès 1728 de convaincre la Compagnie des Indes orientales de financer une nouvelle expédition, puis rédige à Amsterdam, en 1732, un mémoire en néerlandais intitulé Nader onderzoek, plus plaidoyer que récit de voyage, que la Compagnie ne retient pas. Son témoignage reste, pendant longtemps, le plus étendu imprimé par un participant à l'expédition.

Sa fin de vie est mal connue. Il se serait établi à Nuremberg, où il aurait fini comme fabricant de pain d'épices (Lebküchler), et y serait mort entre 1747 et 1750 ; les notices s'accordent sur 1750 sans en donner ni le jour ni le lieu certain. Aucun fonds de papiers n'est signalé dans les sources consultées. Son livre a été réimprimé à Leipzig chez Brockhaus en 1923, et la recherche récente lui consacre des chapitres, notamment de Peter Gerds (2001) et d'Ulrike Keller (2004), ainsi qu'un article de Thomas Schwarz (2021) sur le poème de 1728.

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