Portrait de Woodes Rogers

L'auteur du texte

Woodes Rogers

A Cruising Voyage Round the World (1708-1711)
Woodes Rogers est l'auteur de A Cruising Voyage Round the World (1708-1711). Itinerarium en publie 1 édition modernisée, réécrite en français contemporain et illustrée, disponible en ebook, livre papier et audiobook.

Biographie

Woodes Rogers naît vers 1679, probablement à Poole, dans le Dorset : la notice des biographies des Falkland l'y fait naître, tandis que Wikipédia anglais dit seulement qu'il y passa une partie de son enfance. Fils aîné d'un capitaine marchand du même prénom, qui possède des parts dans de nombreux navires, il grandit dans une famille de gens de mer. Entre 1690 et 1696, les siens s'installent à Bristol. En novembre 1697, il entre en apprentissage chez le marin bristolien John Yeamans et achève son temps en novembre 1704. En janvier 1705, il épouse Sarah Whetstone, fille de l'amiral Sir William Whetstone.

À la mort de son père, en mer, en 1706, il reprend les affaires familiales. La guerre de Succession d'Espagne a commencé en 1702 ; plusieurs navires où il a des intérêts reçoivent des lettres de marque, mais le Whetstone Galley est pris par les Français. Pour compenser ses pertes, Rogers se tourne vers la course. Il participera aussi à la traite des esclaves toute sa vie.

Fin 1707, William Dampier lui propose une expédition contre les Espagnols dans le Pacifique. Des marchands de Bristol la financent, dont Thomas Goldney II et Thomas Dover, qui préside le conseil de bord. Le Duke, commandé par Rogers, et la Dutchess quittent Bristol début août 1708 (le 1er ou le 2 selon les sources). Le 1er février 1709, à Juan Fernández, l'équipage recueille Alexander Selkirk. Après Guayaquil, la prise du galion de Manille, où Rogers est blessé au visage, puis Guam, Batavia et le Cap, les navires atteignent la Tamise le 14 octobre 1711. Rogers publie son journal à Londres, chez Andrew Bell, en 1712, sous le titre A Cruising Voyage Round the World. Le livre se vend bien, en bonne part grâce à l'histoire de Selkirk, que Daniel Defoe transposera ensuite dans Robinson Crusoé.

Le retour est moins heureux que la gloire. Rogers doit vendre sa maison de Bristol, plus de deux cents hommes d'équipage réclament leur part des profits, et il est mis en faillite. De 1713 à 1715, il mène une expédition à Madagascar, officiellement pour acheter des esclaves, avec l'idée de renseigner sur les pirates et peut-être de coloniser l'île ; la Compagnie des Indes orientales refuse ce projet en 1715. Rogers se tourne alors vers les Bahamas. Nommé gouverneur par George Ier le 6 janvier 1718, il arrive à New Providence le 24 juillet 1718, mêle pardons et rigueur (huit pirates pendus en décembre 1718) et repousse un raid espagnol en février 1720. Sa devise, « Piracy expelled, commerce restored », resta celle des Bahamas jusqu'à l'indépendance en 1973.

Rentré en 1721, il est emprisonné pour dettes, puis libéré. Il aurait renseigné l'auteur de l'Histoire générale des pirates, publiée sous le nom de Charles Johnson, ce qui ravive sa réputation. Une pension lui est accordée en 1726, rétroactive à 1721, et George II le renomme gouverneur le 22 octobre 1728. Il meurt à Nassau le 15 juillet 1732, à environ 53 ans, et y est enterré. Les sources consultées ne disent pas où ses papiers sont conservés. Parmi les éditions modernes figurent celle de G. E. Manwaring (Cassell, 1928) et celle de Donald Jones (Bristol Historical Association, 1992) ; Graham A. Thomas lui a consacré une biographie en 2008.

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