Portrait de Muhammad Ali Pacha (1875-1955)

L'auteur du texte

Muhammad Ali Pacha (1875-1955)

Al-Riḥla al-Amrīkiyya (1912)
Muhammad Ali Pacha (1875-1955) est l'auteur de Al-Riḥla al-Amrīkiyya (1912). Itinerarium en publie 1 édition modernisée, réécrite en français contemporain et illustrée, disponible en ebook, livre papier et audiobook.

Biographie

Muhammad Ali Tewfik naît au Caire le 9 novembre 1875. Il est le fils du khédive Tewfik et d'Emina Ilhamy, et le frère cadet d'Abbas II Hilmi, qui succède à leur père. Selon l'encyclopédie arabe Marefa, il fréquente de 1881 à 1883 l'école d'Abdine réservée aux princes, puis il est envoyé en Suisse pour étudier les sciences militaires à Genève. Il passe aussi par le Theresianum de Vienne, auquel il consacrera bien plus tard un volume de souvenirs. La mort de son père, en 1892, le ramène en Égypte.

De 1892 à 1899, il est l'héritier présomptif de son frère. À partir de 1901, il fait bâtir sur l'île de Roda, au Caire, le palais de Manial, dont il dessine lui-même, d'après Marefa, les plans et les décors, et qu'il remplit d'objets d'art, surtout islamique, achetés ou reçus en présent. Le musée qui occupe aujourd'hui le palais le présente comme un homme pieux, bon cavalier et grand éleveur de chevaux arabes de race pure, sujet auquel il consacre un ouvrage en 1936.

Le voyage est la grande affaire de sa vie. Il publie en arabe le récit de son été en Bosnie-Herzégovine (1906), de son voyage au Japon (1909) et de sa tournée au Levant (1911). Au printemps 1912, avec deux compagnons et un programme réglé par l'agence Cook, il part de Cherbourg pour trois mois à travers les États-Unis, l'Alaska et le Canada. Le récit paraît au Caire en 1913, à l'Imprimerie nationale (al-Matba'a al-Amiriyya), sous le titre Rihlat sumuww al-Amir Muhammad Ali Basha ila al-jiha al-shamaliyya li-Amrika, en plus de quatre cents pages.

Lorsque les Britanniques déposent Abbas II en 1914, le prince est à son tour tenu éloigné de l'Égypte, selon Marefa, et s'installe à Montreux. Il continue de voyager et d'écrire : un journal de voyage en Afrique du Sud, en français (1923), puis une relation de son séjour à Java (1926). À la mort du roi Fouad, en 1936, il siège au conseil de régence qui gouverne pour le jeune Farouk jusqu'à sa majorité, en 1937. Héritier présomptif de nouveau, il voit cette perspective s'éteindre en janvier 1952 avec la naissance du fils de Farouk, Ahmed Fouad.

La proclamation de la république, en 1953, le laisse en exil. Dans ses dernières années, il publie en français ses souvenirs de jeunesse, sur le Theresianum (1948) puis sur Paris (1950). Il meurt à Lausanne le 18 mars 1955 et repose au Caire, dans le mausolée familial de Hosh al-Basha. Son palais de Manial est devenu un musée ouvert au public, et l'édition originale de son voyage américain est numérisée dans les Arabic Collections Online, d'après un exemplaire de l'Université américaine du Caire.

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