Biographie
Georg Johann Unverzagt est né en 1701 et mort en 1767, dates que donne la Deutsche Digitale Bibliothek à partir de la notice d'autorité allemande. Une notice biographique de RusArtNet précise Copenhague pour sa naissance et Saint-Pétersbourg pour sa mort, mais elle ne cite aucune source et je n'ai pas trouvé de seconde confirmation : ces deux lieux restent donc à prendre avec prudence. Sur sa famille et sur sa formation, rien de fiable n'a pu être établi, et il vaut mieux le dire que combler le vide.
La même notice RusArtNet le présente comme graveur et dessinateur. Elle indique qu'il enseigne la gravure à partir de 1726 dans l'atelier de gravure de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg et qu'il grave un plan de la ville en 1741. Cette carrière d'artiste n'est attestée que par cette page ; elle s'accorde avec l'image d'un jeune homme habile de ses mains et attentif aux paysages, aux costumes et aux cérémonies, tel qu'il apparaît dans son récit, sans que les sources permettent de l'affirmer.
Son nom reste attaché à un seul voyage. En juillet 1719, Pierre le Grand envoie à Pékin le capitaine de la garde Lev Izmaïlov pour nouer des relations commerciales avec l'empereur Kangxi. Unverzagt, âgé de dix-huit ans au départ si l'on retient 1701, fait partie de la suite. Il tient le journal d'une route de seize mois par la Volga, l'Oural, Tobolsk, le Baïkal et la Mongolie, puis des quatre mois passés à la cour. Lorenz Lange, lieutenant d'origine suédoise au service du tsar, reste à Pékin comme agent commercial jusqu'en 1722 ; Unverzagt demeure avec lui, puis rapporte les tapisseries offertes par Kangxi, que le tsar examine à Mourom en 1722.
Le récit paraît en allemand sous le titre Die Gesandschafft Ihro Käyserl. Majest. von Gross-Rußland an den Sinesischen Käyser, à Lübeck, chez Schmidt. Wikipédia (article sur Lorenz Lange) et RusArtNet donnent l'année 1725. La notice de la bibliothèque de l'université du Wisconsin décrit une édition de 1727, imprimée à Lübeck et Ratzeburg, annoncée comme revue de près (« aufs neue übersehen »), de 151 pages avec neuf feuillets dépliants de planches. Il peut donc exister deux états ou deux éditions ; je n'ai pas pu trancher. Le livre s'achève sur une description des mœurs chinoises : noces, funérailles, théâtres, villes, Pékin et la Grande Muraille.
Je n'ai trouvé aucun autre écrit d'Unverzagt, ni indication sur ses correspondants ou ses convictions. Quant à ses papiers, aucune source consultée ne dit où ils se trouvent. La postérité de l'auteur est celle de son livre : la Deutsche Digitale Bibliothek recense deux documents numérisés qui lui sont liés, tous deux consacrés à l'ambassade de 1719, et la relation est citée parmi les témoignages sur la mission d'Izmaïlov et sur le séjour de Lange à Pékin.
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