Portrait de Antonio de Viedma

L'auteur du texte

Antonio de Viedma

Diario de un viaje a la costa de Patagonia (1780-1783)
Antonio de Viedma est l'auteur de Diario de un viaje a la costa de Patagonia (1780-1783). Itinerarium en publie 1 édition modernisée, réécrite en français contemporain et illustrée, disponible en ebook, livre papier et audiobook.

Biographie

Antonio de Viedma (1742-1791) fut un fonctionnaire de la Couronne espagnole, né à Jaén, en Andalousie, et l'auteur du plus ancien journal détaillé de la côte de Patagonie. Il a commandé de 1780 à 1783 l'établissement de San Julián, et l'on lui doit une description des Tehuelches qui reste l'une des sources majeures sur ce peuple au XVIIIe siècle.

Il naît à Jaén, selon la notice d'autorité le 12 juin 1742, dans une famille de notables : son père, Andrés Nicolás Fernández de Viedma y Narváez, est regidor du conseil municipal, sa mère s'appelle Feliciana Verdejo y Fajardo. Il a deux frères, Andrés et Francisco, que la même entreprise conduira en Patagonie, et tous trois entrent jeunes dans la marine. On sait peu de chose de ses premières années.

En 1778, Antonio et Francisco arrivent à Buenos Aires. Antonio y débarque le 27 août avec l'expédition de Juan de la Piedra, comme comptable et trésorier. En avril 1779, quand Francisco entraîne l'expédition vers le Río Negro, il reste chargé du camp de la baie de San José, que le scorbut l'oblige à quitter pour Montevideo le 1er août. L'année suivante, il est envoyé à la baie de San Julián pour remplacer son frère aîné Andrés, malade.

Son journal s'ouvre le 3 janvier 1780, à l'embarquement. Après avoir pris possession de Santa Elena, de San Gregorio, de Puerto Deseado et de San Julián, il fonde la Nueva Población y Fuerte de Floridablanca, dont l'acte est daté du 28 janvier 1781. Du 7 novembre au 3 décembre 1782, il remonte vers l'ouest sur environ 720 kilomètres aller et retour, jusqu'à un grand lac que la toponymie porte aujourd'hui à son nom, comme le glacier qui l'alimente. Il passe le commandement à Félix de Iriarte le 12 avril 1783.

À Buenos Aires, en décembre 1783, il rédige la description de la côte méridionale, qui est l'une des premières descriptions ethnographiques des Tehuelches. Le vice-roi Vértiz recommande pourtant d'abandonner les établissements ; un ordre royal du 1er août 1783 le décide, et l'évacuation a lieu le 29 janvier 1784. Les ordres royaux de 1784 et de 1785 qui cherchaient à le replacer restent sans effet. Il obtient finalement de rentrer en Espagne et de vivre à Jaén avec le traitement acquis comme commissaire surintendant de San Julián.

La date et le lieu de sa mort sont discutés. La notice d'autorité le fait mourir à Jaén le 2 décembre 1791 ; d'autres travaux parlent de 1809 à Cochabamba, ce qui paraît confondre sa fin avec celle de son frère Francisco, qui gouverna cette province. Son journal, resté dans les archives, ne paraît qu'au XIXe siècle dans la collection de Pedro de Angelis.

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