Portrait de Anton Prokesch von Osten

L'auteur du texte

Anton Prokesch von Osten

Reise ins heilige Land (1829)
Anton Prokesch von Osten est l'auteur de Reise ins heilige Land (1829). Itinerarium en publie 1 édition modernisée, réécrite en français contemporain et illustrée, disponible en ebook, livre papier et audiobook.

Biographie

Anton Prokesch naît à Graz le 10 décembre 1795, dans une famille d'origine morave. Ses premières années sont mal documentées dans les notices consultées : on sait seulement qu'il prend part aux campagnes contre la France de 1813 à 1815 et qu'il enseigne ensuite les mathématiques dans une école militaire, selon Wikipédia en anglais. À Graz, il fréquente le salon de Marie Pachler-Koschak.

Devenu secrétaire, puis adjudant du maréchal Schwarzenberg à partir de 1818, il entre dans l'orbite de Metternich. En 1824, une première mission au Levant, confiée par le Conseil aulique de guerre, ouvre sa carrière diplomatique et fait de lui un familier de l'Orient. Il est anobli en 1830 sous le nom de Ritter von Osten, puis nommé baron en 1845 et comte en 1871. Entre-temps, il a été très proche du duc de Reichstadt, fils de Napoléon, entre 1830 et 1832.

En 1829, le major Prokesch est chargé de négocier avec Abdallah, pacha d'Acre, un accord favorable aux chrétiens de Terre sainte. Pendant cette mission, il passe la semaine de Pâques à Jérusalem, où il est reçu chevalier du Saint-Sépulcre. Il en rapporte la Reise ins heilige Land, publiée en 1831 à Vienne chez Carl Gerold et traduite en danois par Christian Winther en 1839. D'autres livres sur l'Égypte, la Nubie et l'Asie Mineure suivent, dont les Erinnerungen aus Aegypten und Kleinasien (1829 à 1831).

Son nom reste attaché à la diplomatie autrichienne en Orient. En 1833, il contribue à la médiation entre Méhémet-Ali et le sultan Mahmoud II. Il est ensuite envoyé à Athènes (1834 à 1849), à Berlin (1849 à 1853), puis à Francfort auprès de la Diète fédérale (1853 à 1855). Internonce à Constantinople en 1855, il y devient ambassadeur de 1867 à 1871. Philhellène et partisan d'un État fort, il publie aussi une histoire de l'insurrection grecque de 1821 (1867), des Kleine Schriften en sept volumes (1842 à 1844) et des mémoires sur Schwarzenberg. Il collectionne aussi les monnaies, et le musée de Berlin achète sa collection en 1875.

Il épouse en 1832 Irene Kiesewetter, pianiste et salonnière, dont il a un fils et une fille. Mis à la retraite en 1871, il meurt à Vienne le 26 octobre 1876 et repose dans un mausolée dessiné par Theophil von Hansen au cimetière Saint-Léonard de Graz. Membre des académies de Berlin et de Vienne, il laisse des papiers répartis, selon la Neue Deutsche Biographie, entre le Haus-, Hof- und Staatsarchiv de Vienne, le Steiermärkisches Landesarchiv, la bibliothèque universitaire de Graz et la Staatsbibliothek de Berlin. Ses mémoires et sa correspondance ont paru après sa mort ; la thèse de Daniel Bertsch (Oldenbourg, 2005) reste l'étude de référence. Les sources consultées ne signalent aucune réédition moderne de la Reise ins heilige Land.

Ses livres chez Itinerarium