Biographie
Quirijn Maurits Rudolph Ver Huell naît le 11 septembre 1787 à Zutphen, selon l'encyclopédie biographique néerlandaise reprise par le DBNL et selon Wikipédia, qui cite pour parents Everhart Alexander Ver Huell, bourgmestre de Doesburg, et Anna Aleida Staring. Il est le neveu de l'amiral Carel Hendrik Ver Huell, figure de la marine batave. Il entre au service de mer vers quinze ans, en 1802, comme cadet, d'abord sur le vaisseau Hersteller.
Sa carrière suit les régimes successifs de son pays. En juillet 1805, il prend part à la traversée de Dunkerque à Ambleteuse, qui lui vaut un avancement. Officier de la marine du royaume de Hollande, il passe après 1810 dans la marine impériale française comme aide de camp de son oncle, puis rejoint en 1813 la marine néerlandaise rétablie. De 1815 à 1819 il sert aux Indes orientales : il est à Banda en 1817, prend part à la répression de la révolte de Saparua et d'Ambon, puis perd en 1819 le vaisseau Admiraal Evertsen près de Diego Garcia. Acquitté par le conseil de guerre, il ne reçoit plus de commandement à la mer. Il travaille alors à l'arsenal de Rotterdam, devient capitaine de vaisseau en 1826, directeur de la marine dans le département de la Meuse en 1839, et prend sa retraite en 1850 avec le grade de contre-amiral.
Son premier grand voyage est celui de 1807. Embarqué à vingt ans sur le brick de guerre Vlieg, à destination de Java, il est contraint par la chasse d'une escadre anglaise de se réfugier à Salvador de Bahia, où il reste prisonnier près de trois ans avant de rentrer en Europe par l'Angleterre. Il en tire, trente-cinq ans plus tard, ses souvenirs de jeunesse, publiés à Rotterdam en 1842 sous le titre Mijne eerste zeereis (la bibliographie le donne aussi sous la forme Mijn eerste zeereizen), chez Wijt et fils, selon la fiche du livre.
Ver Huell est aussi dessinateur et amateur d'histoire naturelle. Il illustre des ouvrages botaniques de Miquel, de Vriese et d'autres, ainsi que la Flora Brasiliensis de Martius, et publie en 1842 un manuel pour collectionneurs de papillons. Le genre végétal Verhuellia (Piperaceae) a été nommé en son hommage. Il laisse un récit de son voyage aux Indes (Herinneringen van eene reis naar de Oost-Indiën, 1835-1836), un guide pour les jeunes officiers (De leidsman op het pad der eer, 1840), un roman historique, Christina Martha (1837), et une vie de son oncle, parue en 1874 après sa mort. À Rotterdam, il fréquente les sociétés d'artistes, fait partie des fondateurs du club nautique de 1841 et reçoit plusieurs distinctions, dont l'Ordre militaire de Guillaume.
Retiré à Arnhem, il y meurt le 10 mai 1860. Les dessins botaniques qu'il n'a pas publiés sont conservés à l'herbier de Leyde, et sa collection d'insectes a été léguée au musée d'histoire naturelle de Leyde, aujourd'hui Naturalis. La salle des maquettes qu'il avait constituée à Rotterdam est à l'origine du musée maritime de la ville, en 1874. Ses souvenirs des Indes ont été réédités en 2008 par la Linschoten-Vereeniging (volume 107), et son roman en 2013.
Ses livres chez Itinerarium
